Carrefour Un combat pour la libertél

1 emploi dans l’agro-alimentaires génère 2,52 emplois dans le reste de l’économie

12/09/2015 par Soulabail rubrique Actualité retail - 1 Commentaire

En matière de RSE, le développement économique reste le principal sujet que les parties prenantes souhaitent voir transmettre par les entreprises. Pourtant, si la mesure de l’empreinte environnementale est largement répandue, la mesure des impacts économiques et sociaux a longtemps été freinée par le manque d’outils. La FRIAA* a donc demandé au cabinet UTOPIES** de mesurer l’empreinte socio-économique du tissu agroalimentaire de Provence Alpes Côte d’Azur sur son territoire. 

Mesurer l’empreinte socio-économique du tissu agroalimentaire régional sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d’Azur, c’est identifier les effets secondaires, sur l’emploi et la valeur ajoutée, des achats, des salaires et de la fiscalité versés par ce secteur d’activité. « C’est une manière de prendre en compte l’ensemble des conséquences économiques et sociales de notre secteur sur notre région, et mesurer nos engagements sociétaux en faveur du développement durable. C’est aussi comprendre comment le territoire réagit à l’activité de nos entreprises et identifier des pistes de travail pour optimiser leurs retombées territoriales. » précise le Délégué Général de la FRIAA, Jean-Michel SALON.

Aux cotés des impacts directs de l’activité des entreprises régionales de transformation et de négoce agroalimentaire : 37 000 emplois directs, 7,7 Milliards d’€ de Chiffre d’Affaires et 2,6 milliards d’€ de Valeur Ajoutée – l’étude de la FRIAA permet donc d’identifier

  • ses impacts indirects, c’est-à-dire les impacts de la chaîne de fournisseurs (fournisseurs de rang 1, 2 et suivants … jusqu’à ce que l’effet ricochet s’estompe),
  • ses impacts induits, ceux liés aux dépenses de consommation des ménages (directement ou indirectement rémunérés par l’activité des IAA) et aux dépenses publiques de fonctionnement (Etat, collectivités territoriales…) financées par les impôts et taxes collectées.

Le bilan sur l’emploi affiche alors un impact total de plus de 87 000 salariés dans la région lié directement, indirectement ou de façon induite à l’activité économique du tissu agroalimentaire :

  • les emplois indirects représentent plus de 31 000 salariés. 25% d’entre eux travaillent dans l’agriculture régionale, 11% dans le commerce de détail, 9% dans les services liés à l’emploi, 7% dans les transports terrestres et 7% dans la sécurité, le nettoyage et autres services.
  • les emplois induits pèsent 19 000 salariés, notamment du fait de la consommation des ménages (12 600 salariés). 13% d’entre eux travaillent dans le commerce de détail, 12% dans l’hébergement et la restauration, 12% dans l’administration publique, la défense et la sécurité sociale, 9% dans les services de santé, 8% dans les services de l’enseignement et 7% dans les services d’hébergement médico-social et d’action sociale.

Même conséquence en matière de PIB ! L’impact total dépasse les 5,8 milliards d’€, c’est-à-dire que les impacts indirects et induits du tissu agroalimentaire régional génèrent 3,2 milliards d’€ de valeurs ajoutées supplémentaires pour la région, dont près d’1,4 milliards d’€ par ses seuls fournisseurs de rang 1, notamment le secteur agricole régional. Autrement dit, le tribut en valeur du secteur agroalimentaire régional à la plus-value de la production agricole régionale est ainsi de plus de 600 millions d’€.

L’étude permet même d’évaluer que 222 000 habitants de la région PACA sont économiquement liés à l’agroalimentaire régional. En effet, aux 87 000 emplois directs, indirects et induits, s’ajoutent plus de 65 000 conjoints, 2 200 autres co-habitants et plus de 67 000 enfants, soit au total 4,5% de la population de Provence Alpes Côte d’Azur.

L’effet d’entrainement est encore plus fort en ne considérant que le périmètre des industries agroalimentaires (hors commerce de gros alimentaire) : Un emploi dans les IAA en Provence Alpes Côte d’Azur permet de maintenir ou de créer 2,52 emplois dans le reste de l’économie régionale. L’industrie agroalimentaire est ainsi le 5ème secteur (sur 62) en termes de coefficient multiplicateur (impact total / impact direct = 3,52), derrière l’industrie de la métallurgie (3,62) et devant l’industrie pharmaceutique (3,24), l’industrie du raffinage étant encore loin devant (7,69).

En marge de cette étude, la FRIAA a identifié les familles de produits ayant un fort coefficient de localisation en Provence Alpes Côte d’Azur, c’est-à-dire un nombre d’emplois régionaux surreprésenté par rapport à la moyenne nationale. C’est le cas de la fabrication de conditionnements et assaisonnements qui pèse 1 200 emplois en région, et qui présente un coefficient de localisation de 4,9, soit près de 5 fois plus d’emplois en région que sur le territoire national. Provence-Alpes-Côte d’Azur présente également 2 à 3 fois plus d’emplois sur les secteurs des pâtes alimentaires, des huiles et graisses raffinées et de la vinification.

Convaincue que cette mesure de l’empreinte socio-économique est un outil stratégique de management, la FRIAA propose aux entreprises agroalimentaires régionales de mesurer leur propre empreinte socio-économique, en adaptant celle-ci à leur périmètre d’intervention.

Sources :
–    Tables Input-Output France – Eurostat 2013
–    Dénombrement des entreprises et des établissements – INSEE SIRENE 2013
–    Enquête emplois – INSEE 2012
–    Statistiques – AGRESTE  / INSEE 2011
–    Modèle LOCAL FOOTPRINT ® France (modèle à 62 secteurs)

* La Fédération Régionale des Industries Agro-Alimentaires (FRIAA) de Provence Alpes Côte d’Azur fédère plus de 200 entreprises sur ce territoire et favorise le développement du tissu alimentaire régional par un travail en réseau et une offre de services de proximité. En Provence Alpes Côte d’Azur, l’agroalimentaire est un secteur industriel majeur, avec un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, dont un quart à l’export, et 37 000 salariés. La FRIAA est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, des collectivités territoriales et des médias sur les sujets liés à l’alimentaire en PACA.

** Le cabinet UTOPIES,  spécialiste de la responsabilité sociale des entreprises et du développement durable, a développé LOCAL FOOTPRINT®, un outil de mesure qui repose sur 3 piliers scientifiques :
• les tables Input-Output et la « Matrice inverse » ayant valu le prix Nobel d’économie à W.Leontief,
• les travaux en économie régionale de Bristol sur la régionalisation de ces tables,
• les statistiques internationales et locales permettant de construire ces tables dans le Monde entier.
En reproduisant de manière très réaliste le fonctionnement d’une économie locale, LOCAL FOOTPRINT® intègre les effets d’entrainement sur l’économie par effet ricochet : Impact direct, mais aussi impact indirect et impact induit sur l’emploi et la valeur ajoutée. Plébiscité par les plus grandes entreprises françaises et l’ANIA, cet outil est déjà mobilisé par plusieurs entreprises agro-alimentaires, groupes coopératifs agricoles, marchés de gros, enseignes de la grande distribution et acteurs de la restauration.

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One Commentaire

  1. P.Julien15/09/2015 at 19:19

    Au moment ou l’Europe est dans un tournant un nombre important de possesseur d’acquis doivent comprendre qu’il y a des choix trés importants à prendre en plein virage –

    La grande Distribution Alimentaire est dans une crise profonde en Europe = une crise initiées par des “Va-T-en-Guerre” qui ne se projettent pas au delà de leur “bout du nez” -(bout de leur carrière et bout du prix-bas -voir Leclerc)
    Et ce Bout du Nez est atteint – le bout de leur carrière pourrait leur réserver des surprises et encore plus à leur adhérents !

    A partir de ce constat il n’y a que deux alternatives = ou “copier-coller” la grande distrib-Made in USA ou créer ce qui sera demain = une économie raisonnée sur le pouvoir de capter sa proximité , soigner son contact en ignorant superbement l’anonymat et la culture de masse fournie par les bases de données –

    Si la première alternative est valable elle offre la facilité et le confort de l’expérience américaine et la considération stupide que le monde est immuable et que le passé ou l’expérience construit l’avenir certifié conforme –

    La seconde alternative est plus innovante et moins certaine dans le court terme mais à moyen terme et plus long terme de plus en plus certaine de par notre analyse –

    Cette seconde analyse part d’un constat aimable tout simple = L’expérience c’est la passé , l’avenir (appartient et) se configure avec le présent – seul le quotidien et le présent fabriquent le futur !

    En économie cela se pense par une analyse des forces en présence et une projection des forces vives –

    Il est évident que Carrefour dans la grande distribution Française et dans le présent est d’un poids conséquent mais il y a mieux à faire en France (France = Laboratoire de la Grande Distribution Mondiale) que de copier-coller la grande distribution américaine qui aujourd’hui bénéficie des dernières ressources terriennes de son sol … ( Merci l’exploitation des Gaz de Schistes) –

    Après demain le Monde se fabrique autour de la Chine , de L’Inde , Amérique Latine ou les “seigneurs américains” n’apparaissent pas de plus en plus forts …et ou les gaz de schistes ne sont pas encore en exploitation …

    Et l’empire Français et ses concepts “Latins” peuvent encore jouer les “Troubles-Fêtes” … et même les festayres = il suffit tout simplement de renouer avec nos racines en toute indépendance et sur nos bases terriennes sans gaz de schiste mais avec des Idées novatrices et de la Fête !
    C’est nous qui avons fabriqués les Amériques , le nouveau Monde et le siécle des Lumiéres !
    Reprenons le Flambeau et laissons les Leds américains , chinois à l’usage domestique !

    Explication du mot “Festayre” >>> http://www.hyperpub.blogspot.fr

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.