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Carrefour-Casino, "l’entente cordiale" sur le brésil

06/07/2011 par Soulabail rubrique Actualité retail - 0 Commentaire
Casino

Siège social du Groupe Casino, au 58 avenue Kléber à Paris

Selon un ancien cadre de Carrefour Brésil, ayant également travaillé pour Casino et Grupo Pão de Açúcar (GPA), Abilio Diniz a bénéficié depuis 1999 – en toute humilité – des mannes de Casino pour lui éviter la faillite. Depuis, habile, il a su « au fil des ans se rapprocher d’un parti politique, qui comme son groupe, était hors course pendant un long et pénible périple, et ensuite, bénéficiant d’éléments externes a eu l’intelligence de profiter des événements pour se hisser à haut niveau. Je parle évidemment du PT [Parti des Travailleurs], le parti de Lula. »
Toujours selon ce cadre, « ces alliances lui permettraient aujourd’hui de convaincre Dilma Rousseff [qui assure la présidence de l’Etat brésilien] d’intervenir auprès du BNDES pour obtenir de l’argent à titre privé ». Une telle position a pourtant été démentie par Diniz lui-même lors d’un entretien avec la presse française.
« Pour l’économie Brésilienne, ce rapprochement ne sert strictement à rien et ne ramène aucun bénéfice substantiel. […] Personnellement, je ne crois pas que ce rapprochement se réalise mais les enjeux financiers peuvent devenir extrêmement intéressants pour Jean-Charles Naouri [PDG du groupe Casino] qui, à ce moment là, sera enclin à négocier. »

Pourquoi le revirement de Carrefour dans sa position face au dossier brésilien ?
« La presse Brésilienne et énormément de politiques se sont insurgés contre l’engagement financier de la BNDES et demandent à ce que GPA et Carrefour ne se rapprochent pas. En fin de semaine, Mme Dilma Roussef et le Président de la BNDES ont formellement déclaré que seul l’accord de Jean-Charles Naouri et d’Abilio Diniz permettra de continuer cette opération. »
C’est donc la parole du groupe Carrefour qui est aujourd’hui engagée – face aux marchés financiers – sur sa capacité à réaliser l’opération prévue, qui ne tarderont pas de se retourner si ces projets brésiliens devaient capoter… Bien pris qui croyait prendre finalement !


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