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Carrefour : un nouveau contrat social possible ?

18/11/2011 par Soulabail rubrique Actualité retail - 7 Commentaires

Carrefour phrygien« Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois » Mayer Amshel Rothschild (1743-1812). Pour lutter contre ce raisonnement sans avenir, donnez-moi – en retour – l’arme des marges et je pourrai agir sur l’inflation sans pour autant avoir besoin de faire fondre les salaires…

Le rôle des banques chez Carrefour
D’une actualité brûlante, les thématiques actuelles de la presse générale nous renvoient inévitablement vers la situation des années 30 ou des différents chocs pétroliers que nous avons connus. « Goldman Sachs a camouflé la dette de la Grèce. Puis parié sur sa faillite » peut-on également lire dans la presse helvétique.
La direction générale de Carrefour a toujours été, en France, particulièrement proche du pouvoir politique, depuis la reconstruction d’après-guerre, comme d’autres entreprises de distribution il est vrai… pour trouver des solutions pragmatiques aux défis économiques auxquelles sont confrontées – justement – nos institutions politiques nationales.
E.Leclerc permettait de juguler l’inflation avec ses prix bas, Carrefour permettait d’aller encore plus loin avec l’industrialisation de la commercialisation. On ne peut donc comprendre la dérive stratégique actuelle de l’enseigne Carrefour sans analyser également l’environnement économique dans laquelle est se situe et ses intérêts croisés avec les personnes qui nous gouvernent…
Notre monde économique, plus perméable à la finance, devient également plus complexe à comprendre. Il est donc primordial de saisir à la fois la double situation économique et capitalistique de Carrefour, donc de ses propriétaires, impacté par un manque d’originalité dans les solutions commerciales mise en oeuvre et de difficulté à accroître le rendement de leurs investissements, mais également de saisir l’impact que l’immobilisme sociale de Carrefour fait peser sur notre économie générale. Celle du pays évidemment, mais tout aussi bien celle de l’Europe en général. Il est également important de comprendre comment les financiers sont en chemin pour phagocyter le pouvoir politique et donc les directions générales des entreprises… sur le principe : je te finance, donc je te dirige…

Faut-il refonder le pacte social chez Carrefour ?
Là, sans faire de détail pour le moment, nous voilà dans une première phase visant à mieux comprendre les jeux de pouvoir entre nos institutions politiques et les financeurs de ce qui était l’Etat providence… qui tend à disparaître sous nos yeux. Le cas de la Grèce est drastique en la matière.
Nous reviendrons, d’ici quelques jours, sur le pouvoir social de Carrefour et proposerons des solutions visant à bâtir un nouveau modèle social, comme elle l’avait fait lors de sa création (développement de la participation aux bénéfices de l’entreprise, avant même que l’idée ne s’impose dans le reste de l’économie, croissance forte des salaires, nouvelle relation avec les consommateurs et développement de la confiance…).
Comme l’indiquait Jean-Jacques Rousseau : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. » Bel objectif pour une direction générale et plus particulière pour un PDG – absent des médias sur cette question comme sur les autres – pour une entreprise si importante pour notre économie… Bientôt la retraite sans doute ?
Au-delà même de cette dernière boutade, il devient affolant de penser qu’il ne s’agissait en fait que d’une direction marionnette devant appliquer un plan plus destructeur de valeur qui ne devait en créer ! Pourtant tout le monde le savait intrinsèquement, la cage n’a jamais nourri un oiseau !
Le titre de notre paragraphe « Faut-il refonder le pacte social » devient alors une excuse… évidemment qu’il est nécessaire de le refonder ! La question reste alors : comment et par qui ? Nous avons bien à ce sujet une idée : si cela ne vient pas d’en haut, il faudra bien que la base s’en charge… Pour éviter cela, la solution est sans doute dans la reprise des fondamentaux et de l’histoire, comme toujours.
C’est pourquoi, je vous invite à écouter 4 conférences. Elles permettent de comprendre ce qu’est une démocratie et les liens de dépendance qui unissent aujourd’hui les banques et le pouvoir politique, et donc l’entreprise qui est le sujet de ce site. Elles permettent également de comprendre la chaîne investisseurs-banques-monnaie-Etat-dettes-inflation-salaires. Ces conférences formeront le socle de notre réflexion et de proposition pour refonder Carrefour.

Étienne Chouard – Conférence: Le tirage au sort… par culture-libre

Étienne Chouard – Sortir de l’UE – partie 1/3 par culture-libre

Étienne Chouard – Sortir de l’UE – partie 2/3 par culture-libre

Etienne Chouard – Sortir de l’UE – 3/3 par culture-libre Pour ceux qui préfèrent une vision politique différente…

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7 Commentaires

  1. JUNES Willy17/02/2012 at 16:39

    Oui ok pour vos réactions, ce que vous ne devez pas oublier, c’est que depuis le temps des temps… le “gigantisme” a tué. Le gigantisme “ethnique” le gigantisme “commercial” et le gigantisme “industriel” n’y échapperont pas ! Et donc cette entreprise dans sa forme actuelle en tout cas est appelée à disparaître tôt ou tard. On a beau être le plus beau, le plus fort, personne n’y résiste.

  2. Le Loup18/02/2012 at 06:26Auteur

    Tous les empires sont voués à disparaître… C’est effectivement un fait.
    D’ici là, il faut se battre !

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.