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E-commerce Belge : 440.000 nouveaux clients en ligne

12/06/2015 par Soulabail rubrique Actualité retail - 0 Commentaire

L’an passé, 440.000 Belges ont acheté en ligne pour la première fois. Un cinquième des e-consommateurs ont acheté au moins une fois par le biais de leur smartphone ou tablette. Telles sont les conclusions de la cinquième étude e-commerce de Comeos, la fédération belge du commerce et des services.

Pour la cinquième année consécutive, Comeos a fait réaliser la plus grande enquête e-commerce du pays. Grâce à leur contribution, les plus de 1.500 répondants ont permis de dresser un portrait précis de l’e-consommateur belge. 7.040.000 Belges ont acheté en ligne (64%), ce qui représente 440.000 nouveaux clients. L’année passée, ils n’étaient encore que 6.600.000 (60%), ce qui représentait à l’époque une hausse de 330.000 clients par rapport à un an plus tôt. Les néerlandophones (68%) achètent plus en ligne que les francophones (59%) mais les francophones sont plus nombreux (+4%) à acheter via leur smartphone ou tablette. Autre constat intéressant : proportionnellement, les adolescents et les jeunes quadragénaires sont aussi nombreux à acheter en ligne (70%) et l’on recense davantage d’hommes (68%) que de femmes (61%) parmi les e-consommateurs.

Les plus hauts salaires plus en ligne

« Les Belges achètent plus souvent sur le net : la majorité (64%) achètent au minimum une fois tous les deux mois. Mais ils dépensent moins que l’année précédente : en moyenne 153€/mois, » déclare Dominique Michel, CEO de Comeos. « Les personnes ayant un salaire plus élevé (75%) sont plus souvent e-consommateurs que les personnes à bas salaires (60%). « Le nombre de grands dépensiers (plus de 100€/mois) demeure néanmoins stable. Les vêtements et chaussures sont toujours achetés fréquemment et en grandes quantités, tandis que les denrées alimentaires devraient progresser au cours des prochaines années : peu de gens en achètent en ligne (9%) mais ils en achètent fréquemment (40% plus de 5 fois par an) et prévoient d’en acheter plus souvent encore à l’avenir (44%) ».

Près de la moitié des clients font des recherches en ligne mais achètent hors ligne

L’étude révèle que les webshops peuvent renforcer les magasins physiques. « Pas moins de 37% des achats en ligne sont des achats supplémentaires, qui n’auraient pas eu lieu sans l’e-commerce. Près d’un quart des clients va voir le produit dans le magasin physique avant de l’acheter en ligne mais à l’inverse, 45% des personnes interrogées font des recherches en ligne avant d’acheter le produit dans le magasin physique. Les deux canaux semblent dès lors se renforcer mutuellement, la cannibalisation étant limitée, » poursuit M. Michel. « Le gain de temps s’avère la principale motivation poussant le consommateur à acheter en ligne, dépassant ainsi le prix. Le prix demeure néanmoins déterminant pour le choix du webshop ».

Seuls 2,5% achètent exclusivement via leur smartphone ou tablette

L’achat mobile via smartphone ou tablette n’est pas encore bien implanté : 21% des clients en ligne ont déjà acheté via leur smartphone ou tablette, seuls 2,5% achètent exclusivement par ce biais. « Pour une réelle percée des achats mobiles, des obstacles devront d’abord être levés : écrans trop petits, manque de confiance et difficultés de paiement, » explique M. Michel. « De manière générale, la confiance dans l’e-commerce demeure néanmoins stable (60%) et le niveau de satisfaction progresse légèrement (+2%) ».

Les défis : pénétration de l’Internet, paiements fiables et logistique professionnelle

Plus d’un tiers des Belges n’achètent toujours pas en ligne. « En vue d’une croissance substantielle de l’e-commerce, il s’agirait de relever le taux de pénétration de l’Internet en Belgique. En effet, ce taux est le plus faible (84,7%) si l’on compare avec l’ensemble de nos pays voisins, » déplore M. Michel. « Le besoin d’une plateforme de paiement fiable se fait également toujours sentir, a fortiori avec l’arrivée des achats sur smartphone ou tablette. Toujours en lien avec la sécurité, la création d’un point de contact unique en matière de cyber-sécurité s’impose, lequel pourrait intervenir rapidement en cas de problème. À mesure que l’e-commerce se développe en un modèle de consommation de masse, les problèmes de livraison se multiplient (+6%), démontrant la nécessité d’une logistique plus professionnelle. Les gens veulent pouvoir être livrés 24/7. Le défi du commerce est de rendre ceci possible » conclut M. Michel.

 

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.
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