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Vrai renonce à un yaourt bio pas si bio que ça, et pas si vrai…

22/01/2015 par Soulabail rubrique Actualité retail - 0 Commentaire

Triballat Noyal va cesser la commercialisation de son yaourt bio Vrai arôme naturel fruits rouges. foodwatch salue la décision du fabricant. Car pour l’association de défense des consommateurs et plus de 33.400 personnes qui ont signé la pétition à Triballat Noyal sur change.org, l’étiquetage de ce yaourt induisait en erreur.

ultra-frais-yaourt-lait-de-vache-bio-vrai_saveur-fruits-rougesL’emballage du yaourt Vrai arôme naturel fruits rouges promettait de beaux fruits rouges mais le produit ne contenait aucun morceau de fruit et son arôme n’était même pas bio. Le fabricant des yaourts Vrai, Triballat Noyal, s’était défendu en considérant que ces pratiques étaient tout à fait légales. La réglementation européenne sur l’alimentation biologique permet effectivement d’utiliser de l’arôme non bio dans un produit bio. Mais pour foodwatch et des dizaines de milliers de consommateurs, faire passer un produit pour ce qu’il n’est pas est inacceptable. C’est peut-être légal mais pas légitime pour autant.
« Triballat Noyal a fait le bon choix en décidant de retirer son produit du marché », relève Ingrid Kragl, directrice de l’information de foodwatch France.
Le fabricant a d’ailleurs écrit à foodwatch pour annoncer qu’un nouveau produit remplacera le yaourt arôme naturel fruits rouges début 2015 : il s’agira d’un yaourt Vrai à l’arôme bio de framboises. foodwatch restera vigilante car Triballat Noyal promet que ce  nouveau produit n’induira plus le consommateur en erreur.
« Ce sont bel et bien les consommateurs qui ont fait réagir le numéro un du bio ultra-frais. L’impact de leur mobilisation est un message fort envoyé à toute l’industrie agroalimentaire : nous ne sommes plus dupes et exigeons désormais la vérité sur notre alimentation », souligne Ingrid Kragl.

foodwatch dénonce l’étiquetage ambigu qui constitue la règle – et non l’exception – sur le marché alimentaire. foodwatch milite pour une législation qui protège mieux les consommateurs de ces pratiques abusives en attirant l’attention de nos décideurs politiques sur ces ruses et en mobilisant les consommateurs sur quatre autres pétitions adressées à :

  • Michel-Edouard Leclerc, pour son filet de dinde allongé à l’eau et aux algues (déjà plus de 94.000 signatures)
  • Nestlé, pour sa soupe Maggi bœuf-carottes sans morceau de bœuf
  • Lustucru, pour ses tortellini jambon cru-parmesan aux ingrédients bon marché et peu ragoûtants
  • Puget, pour sa vinaigrette à l’eau

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.
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