Carrefour Un combat pour la libertél

AG Carrefour : Les candidats aux fonctions d’administrateur

Groupe carrefour georges plassatNYSE Euronext fait connaître que 13.331.250 actions nouvelles émises par Carrefour, immédiatement assimilables aux actions existantes, seront admises sur Euronext Paris à partir du 7 juin 2012.
– Ancien nombre de titres en circulation : 679.336.000
– Nombre de titres à admettre : 13.331.250
– Nouveau nombre de titres en circulation : 692.667.250
– Prix de référence : 17,68 Euros
– Origine : Augmentation de capital à la suite d’une offre publique d’échange
– Libellé : Carrefour
– Code Euronext : FR0000120172
– Mnémonique : CA.
En tout cas, lors de la prochaine assemblée générale du 18 juin 2012, la candidature de plusieurs administrateurs sera soumise au vote des actionnaires, portant le nombre d’administrateurs à 14 personnes (Monsieur René Abate n’étant pas renouvelé). Voici les personnalité présentées :

Diane Labruyère-Cuilleret
(Personnalité indépendante)
Née le 27 novembre 1968 – Française.
Diplômée de HEC Paris, de UC Berkeley et de la Fondaçao Getulio Vargas, à Sao Paulo, elle débute sa carrière à l’Agence Française de Développement, en tant que responsable des projets agro-industriels en Afrique lusophone. Recrutée par la centrale d’achats PARIDOC, elle développe le service Etudes et Marketing. Puis elle intègre Carrefour en 1997 et devient Directrice des Achats et du Marketing Produits. En 2002, elle fonde l’Institut Robin des Bois à Genève, fondation privée finançant des projets essentiellement en Afrique, dans les domaines de la santé, l’éducation et la micro-finance. En 2007, elle rejoint l’entreprise familiale – Labruyère & Eberlé – où elle poursuit le développement des activités de distribution alimentaire.

Autres mandats
Présidente de l’Institut Robin des Bois
Administrateur de la Fondation Antenna Technologies (Genève)

Bertrand de Montesquiou
(Personnalité indépendante)
Né le 1er juillet 1947 – Français.
Bertrand de Montesquiou est diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (1969). Il complète ensuite sa formation à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nanterre, ainsi qu’à l’Université de Paris-Dauphine. De 1972 à 1980, il travaille à la Bourse de Paris comme gérant de portefeuille à la Charge Roth le Gentil-Varangot, puis à la charge Sellier, où il devient Fondé de Pouvoir en 1976 et obtient le diplôme d’aptitude à la fonction d’Agent de Change en 1977.
En 1980, il rejoint le groupe familial de distribution Guyenne et Gascogne, partenaire de Carrefour dans le Sud-Ouest et en Espagne, comme Attaché de Direction Générale. Il est nommé Directeur Général en 1983, Président Directeur Général en 1986 puis Président du Directoire depuis 1996. Il est également Vice-Président Directeur Général de Sogara SAS et Vice-Président de Centros Comerciales Carrefour (Espagne).

Georges Ralli
(Personnalité indépendante)
Né le 23 juillet 1948 – Français.
Georges Ralli est titulaire d’un DESS Banque et Finance de l’Université de Paris-V , diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (section économique et financière) et de l’Institut Commercial de Nancy.
Il entre au Crédit Lyonnais en 1970 où il exerce diverses fonctions de direction jusqu’en 1981 (Département des Etudes Comptables Générales en charge du suivi des ratios réglementaires et des procédures de consolidation du Groupe – Direction Régionale Alsace en charge de la clientèle d’entreprises – Direction des Affaires Financières en charge des activités de marché primaire d’actions). En 1982, il occupe le poste de Secrétaire de la Commission pour le Développement et la Protection de l’Epargne, puis, de 1982 à 1985, il est Directeur au Département des Négociations Financières au Crédit du Nord (marchés primaires d’obligations et actions, fusions/acquisitions, investissement pour compte propre).
Il entre chez Lazard en 1986 pour participer au développement des activités de marché primaire de capitaux . A partir de 1989 il rejoint les activités de fusions-acquisitions et devient associé gérant en 1993, puis co-responsable des fusions-acquisitions de Lazard LLC à partir de 1999. Depuis 2000, Georges Ralli est Managing Director et Deputy Chairman du Comité Exécutif de Lazard LLC (EtatsUnis). En 2006, il est nommé co-Chairman du European Investment Banking Committee de Lazard, il a été parallèlement le chef de la Maison Française jusqu’en 2010. Président de Maison Lazard SAS*, il a dirigé jusqu’à cette année les activités européennes de Fusions et Acquisitions ; il continue de diriger les activités européennes de gestion d’actifs et de banque privée (Président de Lazard Frères Gestion et de Lazard Wealth Management Europe) .

Autres mandats
Président de Lazard Frères Gestion SAS, Associé-Gérant de Compagnie Financière Lazard Frères SAS, Lazard Frères SAS*, Lazard Frères Gestion SAS, Administrateur de Chargeurs SA, Silic SA et Véolia Environnement SA, Membre du Conseil de Surveillance de VLGI SAS*, Deputy Chairman et Managing Director de Lazard Group LLC (Etats-Unis), Chief Executive de European Investment Banking Business de Lazard* (Etats-Unis), Co-chairman de European Investment Banking Committee de Lazard* (Etats-Unis), Chaiman de Advisory Board de Lazard GmbH* (Suisse), Membre de LFCM Holding LLC (Etats-Unis), Advisory Committee de Lazard BV* (Belgique), European Advisory Board de Lazard* (Etats-Unis), Administrateur de Lazard Wealth Management Holding SL (Espagne), de LAZ-MD Holding LLC (Etats-Unis), Lazard Asesores Financieros SA* (Espagne), Lazard AB* (Suède), Lazard & Co SrL* (Italie) et Lazard Investments SrL* (Italie).
Le signe * indique les fonctions qui seront abandonnées au cours de l’année 2012.

Georges Plassat
PDG
Né le 25 mars 1949 à Bollène – Français.
Parcours professionnel : Groupe Casino (1983 – 1997) : Directeur marketing puis Directeur Général (1988 -1990) de la division restauration du Groupe, Directeur Général de Casino France (1990 -1992), Gérant (1992 -1994), Vice-président du Directoire (1994 -1996) puis Président du Directoire (1996 – 1997) du Groupe Casino. Directeur Exécutif pour l’Espagne du Groupe Carrefour et Administrateur Délégué de Pryca (1997 -1999). Président du Directoire (2000) puis Président Directeur Général (2004 -2012) du Groupe Vivarte (ex Groupe André).
Les marchés saluent sont arrivée d’ailleurs et comme le dit Daniel Bernard : « Il faut payer les dirigeants au bon prix ».

nicolas francois

A changement de pouvoir, changement de vitrine…

Juste une petite remarque reprise du Parisien… en parlant de politique d’entreprise : « “On est mort”, indique-t-on ainsi chez Colony Capital. Sébastien Bazin, le patron Europe du fonds d’investissement peut en effet faire la grimace. Après avoir perdu quelque 70 M€ au PSG lorsqu’il en était l’actionnaire, c’est désormais le Parc des Princes qui pourrait lui échapper. Or, c’était la principale raison de sa venue à Paris. C’était aussi sa seule façon de rentabiliser un minimum son investissement. « Nous avions toujours dit que notre objectif était le projet immobilier que nous pouvions faire autour du Parc des Princes », répétait-il encore dans les colonnes des « Echos » le 27 juin 2011. Autant dire qu’avec le PSG, Colony Capital aura vraiment tout perdu. »

Eléments de réflexion sur les instances de gouvernance des entreprises
BearingPoint, un cabinet de conseil spécialisé dans le Business Consulting, et l’IFA, l’Institut Français des Administrateurs, publient un point de vue sur la Dynamique des instances de gouvernance : regards croisés de dirigeants et d’administrateurs. L’objectif de cette étude est de relever les principaux facteurs clé de succès « de la gouvernance d’entreprise » en France et d’identifier les enjeux d’amélioration pour les prochaines années. On peut retenir les points suivants…

Une gouvernance en progrès, « à la française »
Face à une complexité croissante des organisations, le visage des Conseils d’administration change et progresse clairement dans le sens des « recommandations de place », notamment en termes de compétences, de féminisation et d’expériences des profils. Ces 3 critères sont d’ailleurs les plus souvent retenus dans la nomination d’un nouvel administrateur.
La fonction d’administrateur se professionnalise et tend à s’aligner sur les pratiques internationales. Le temps consacré à la préparation du Conseil et des Comités augmente : plus de 3 jours par mois pour 40% des administrateurs. Un temps essentiellement consacré à la préparation et à la participation aux réunions du Conseil et de ses Comités, mais aussi aux séminaires du Conseil, de plus en plus fréquents.
Cela se traduit aussi par une exigence accrue des compétences rassemblées au sein des Conseils qui se sont beaucoup renouvelés ces dernières années. Malgré une gouvernance en net progrès, il subsiste toutefois quelques points à éclaircir en termes d’organisation de pouvoir :

  • Dissociation des pouvoirs : contrairement à leurs homologues internationaux, les entreprises françaises restent marquées par la non-dissociation des pouvoirs exécutifs et non-exécutifs avec des personnes identiques siégeant à la tête des instances de gouvernance, qu’il s’agisse du Conseil d’Administration et du Comité de Direction, ou du Conseil de Surveillance et du Directoire. Ainsi, dans la présidence exercée des différentes instances, la dissociation des pouvoirs reste minoritaire : en 2011, 52% des entreprises du CAC 40 sont dirigées par unPrésident Directeur Général, contre seulement 38% en 2008. Même si pour beaucoup d’administrateurs, la séparation du pouvoir reste dévoyée au regard de la « bonne gouvernance ».
  • Indépendance des administrateurs : bien que facteur important à la bonne gouvernance, l’indépendance des administrateurs ne ressort pas comme un critère clé dans le renouvellement des Conseils (seulement 10% des sondés la jugent clé). C’est sans doute un des enjeux d’évolution pour la gouvernance avec le cas particulier des entreprises dont l’Etat est actionnaire et pour lesquelles les bonnes pratiques de gouvernance sont encore en devenir.

Un nouveau standard : efficacité et pertinence
Interrogés sur l’efficacité de leurs instances respectives, administrateurs et comités de direction se jugent favorablement (30% s’estiment même au-dessus de la moyenne). Néanmoins, si la qualité des informations qui leur sont transmises est perçue comme satisfaisante, tous reconnaissent la complexité existante autour des modes de communication des informations. Les échanges informels entre les différents acteurs de la gouvernance sont d’ailleurs jugés comme prépondérants dans la prise de décision (2/3 des répondants), même s’ils sont en partie canalisés grâce à la mise en place des Comités du Conseil.
Les personnes interrogées demandent plus de pertinence envers les Comités de nomination et de rémunération dont la qualité des propositions est en encore en deçà de celles des Comités d’audit ou stratégiques.

Jouer chacun son rôle et rester proche
Les liens existant entre CODIR (Comités de Direction) et Administrateurs sont jugés comme proches. Cela se traduit par une bonne implication des membres du CODIR, participant aux conseils d’administration pour 86% d’entre eux, surtout les directeurs financiers. L’enjeu est donc d’élargir cette participation à l’ensemble des membres du CODIR. Les administrateurs ont toutefois tendance à surestimer le niveau de proximité dans leurs relations avec le CODIR (1/4 contre 1/8 pour les membres de CODIR), pour les sociétés cotées principalement. Pour les entreprises cotées et de grande taille, il existe un équilibre particulier des rôles du Conseil vis-à-vis des Comités de Direction : challenge, contrôle et accompagnement. Les enjeux étant à la fois complexes et sensibles, il y a une vraie difficulté à qualifier cette relation et une vraie complexité dans le rôle à tenir. A contrario, les CODIR des entreprises non cotées et avec un CA de moins de 1mrd d’Euros attendent clairement des administrateurs un rôle d’accompagnement.

Changer de paradigme pour une meilleure gouvernance
Si un consensus existe entre CODIR et administrateurs sur la situation économique de leur entreprise, ces derniers ont tendance à être plus inquiets (35% contre 15% pour les membres du CODIR). C’est surement la raison pour laquelle 67% des administrateurs souhaitent plus d’échanges sur les priorités avec leur Comité de Direction (contre 38% des directeurs).
Crise oblige, les enjeux court-terme sont partagés : performance et cash avant tout ! Le développement durable, l’évolution des systèmes de rémunération et la communication financière sont moins prioritaires. Enfin, plus de 50% des personnes interrogées ne voit pas d’intérêt à faire évoluer la gouvernance française à partir de modèles de gouvernance étrangers, même si le système anglais séduit grâce à la répartition des pouvoirs et la clarté des rôles.


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7 Commentaires

  1. l heritier08/06/2012 at 10:15

    Moi je vote pour Diane elle est belle ! et surtout elle connait le sujet !
    N’est-elle pas la déesse de la chasse ?
    C’est mieux que le lézard qui a vendu Jésus ! ;o))

  2. l heritier08/06/2012 at 10:17

    Nicolas est parti à Karachi ?

  3. Le Loup08/06/2012 at 11:26Auteur

    D’autres aussi parlent de son intérêt pour le Bio il y a quelques années sur Evry… et son attachement – tout familial – à l’entreprise.

  4. l heritier08/06/2012 at 11:40

    Elle est tombée dedans petite ! comme d’autres !
    mais elle, elle a gardé la taille ! ;o))

  5. Le Loup08/06/2012 at 11:59Auteur

    La taille des connaissances acquises…

  6. Sniper08/06/2012 at 15:38

    Pour moi c’est plus un signe positif à destination des franchisés, elle est très bien, mais je crois que la validation des décisions sur des sujets aussi sensibles sera guidée

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.