Carrefour Un combat pour la libertél

Georges Plassat avec les syndicats : les compte-rendus de la réunion du 10 mai 2012

12/05/2012 par Soulabail rubrique Actualité retail - 39 Commentaires

georges plassat syndicat mai 2012Selon les sources syndicales, le compte-rendu de la réunion organisée le 10 mai 2012 entre Georges Plassat et les syndicats n’est pas strictement identique. Alors que les esprits se libèrent et les langues s’ouvrent, il était donc pour nous important de répondre à l’inquiétude des salariés quant à l’avenir des emplois dans le groupe. La presse diffuse d’ailleurs des idées différentes à la réalité. Ainsi, pour donner la plus ample information et permettre à chacun de faire sa propre analyse, nous mettons volontairement à disposition – comme à notre habitude – toute l’information dont nous disposons à l’instant où nous écrivons. Nous remercions d’ailleurs les syndicats pour la diffusion de ces éléments. Les réactions des salariés sont reprises en bas de page… A vos réflexions…

Discours de Georges Plassat selon le Syndicat National de l’encadrement CFE-CGC du Groupe Carrefour
« ORDRE DU JOUR : Rencontre avec Mrs PLASSAT et PRIOUX, la DRH et la DRS PARTICIPANTS : SNEC CFE CGC (Thierry FARAUT et Frédéric BARRAULT), FO, CFDT , CGT La réunion débute par un tour de table de présentation. Monsieur PLASSAT se présente à son tour. 63 ans, 15 ans chez CASINO. 2 ans et demi chez PRYCA en Espagne. 12 ans chez ANDRE puis VIVARTE.
« Je veux échanger aujourd’hui avec vous pour vous exprimer les constats que j’ai pu faire depuis mon arrivée. L’environnement de l’entreprise est très chahuté, on assiste à un changement profond des habitudes de consommation. Il y aura une déflation probable. Baisse des volumes + déflation = cocktail explosif. Le développement exponentiel du nombre de m² de surface commerciale a eu pour effet de cannibaliser les hypermarchés par des surfaces de proximité ou plus spécialisées. »
« Ma vision sur Carrefour : c’est une société que je n’ai pas reconnu… je l’ai trouvée hébétée. Carrefour s’est refermée sur elle-même, avec même un langage interne qui n’appartient qu’à elle-même, avec des mots anglais, voire franglais. »
« Au niveau des méthodes de travail, je ne m’y reconnais plus : on a des contrôleurs de gestion partout, des contrôleurs qui contrôlent d’autres contrôleurs. C’est insensé ! C’est une entreprise qui passe son temps à se contrôler et qui pourtant a perdu le contrôle ! »
« Je vois des gens qui ont souffert. On ne me parle que de souffrance au travail. Il y a un historique compliqué dans cette entreprise, des choses ont été mal vécues au rythme des différentes transformations. »
« Nos magasins ont mal vieilli. On ne peut pas faire du commerce avec certains magasins dans un tel état. Je suis sidéré d’apprendre qu’en produits frais, notamment, nous avons des prévisions de pertes ! »
« Nous avons des problèmes informatiques majeurs qui ont généré des soucis d’approvisionnement considérables. Cela a coûté une fortune à Carrefour. L’image prix s’est dégradée, par toujours à raison d’ailleurs. Il ne se passe pas 1 semaine sans voir un article défavorable à Carrefour dans la presse. La situation financière est préoccupante. L’endettement est important, les banques ne financent plus le développement comme auparavant. De ce fait, notre trésorerie est lourdement sollicitée. »
« Je voudrais revenir un instant sur la fusion avec PROMODES. A première vue, le rapprochement était idéal car complémentaire. CARREFOUR était le leader incontestable sur le format HYPER et avait une forte implantation internationale. PROMODES avait un esprit grossiste, avec des magasins plus petits et était très ouvert sur les partenariats. Pourtant, la fusion a été un assassinat permanent ! Les 2 sociétés ont été hermétiques à l’ouverture vers l’autre. Les dirigeants de l’époque (les familles fondatrices respectives) ont disparu. Suite à la fusion, les coûts de distribution ont doublé en quelques années. »
« Chez Carrefour, je n’entends plus parler de métier ! Permettez-moi d’être un peu sévère, mais l’équipe dirigeante précédente était incompétente en matière de Grande Distribution. Elle se croyait chez NESTLE avec des méthodes industrielles. Au cours des dernières années il y a eu, certes, des efforts de productivité. Ceux-ci étaient indispensables. En termes de frais généraux, nous avons 2 fois les coûts d’un indépendant comme LECLERC par exemple. »
« Pour y remédier, il nous faudra mettre en place un système de Ressource/Emploi, réaffecter des moyens là où il faut se renforcer. La santé d’un distributeur se voit dans ses magasins. A ce titre, je fais toute confiance à Noël PRIOUX. Nous avons, tous les deux, la même vision « rustique » de l’entreprise. »
« Quant aux actionnaires, ils sont toujours là pour quelque chose. Je n’ai pas de problème avec ça. Je n’ai pas de feuille de route. Ils sont à leur place… et moi à la mienne. » « Mais encore une fois, et j’y reviens, un des principaux problèmes est que la boite est touchée sur le plan psychologique. Le groupe est malade dans sa tête… mais pas tant que ça en réalité. Par contre, cette fameuse décentralisation que certains regrettent ne doit pas être un prétexte à l’indiscipline. Celle-ci n’est pas de mise. Je ne permettrai pas aux gens de remettre en cause ce qui aura été décidé. »
« Autre point qui m’a sidéré : faire de la publicité à la télévision (pour 450M€) alors qu’on a tant à faire dans nos magasins ne me paraît pas approprié. Il vaut mieux remettre en route les magasins et faire de la publicité après. C’est ce que je disais tout à l’heure, il faut réaffecter les ressources. Je veux des prix garantis et arrêter de faire des promos comme des ânes ! Et je veux que l’on retrouve le plaisir des métiers »
« A propos des restructurations parues dans la presse, je ne sais pas… je ne sais pas d’où parvient cette information. Je suis en période d’observation et je vous rappelle que je ne prendrai mes fonctions qu’en juin, officiellement. »
« Au sujet de la fameuse « ligne bleue », je suis pour sa disparition. Je ne suis jamais partisan d’annoncer un engagement que nous ne pouvons tenir. Il faut arrêter ça. »
« La structure des sièges est très lourde, pléthorique. 450 contrôleurs de gestion en France ! Il faut reconstruire un système intermédiaire plutôt que cette verticalité qui a été mise en place depuis quelques années. »
« La carte fidélité n’est pas attractive mais très coûteuse. Nous aurons à avoir une réflexion globale à ce sujet et revoir le système de fonctionnement. »
« A propos de la question du Nouveau Modèle Opérationnel, oui je vous annonce qu’il sera arrêté. »
« En conclusion, j’ai bien écouté vos déclarations, observations et noté vos questions. Même si je sais que je n’ai pas répondu à chaque question car je souhaitais un angle plus conversationnel. J’ai bien noté que vous avez une bonne description de la situation et que votre inquiétude principale c’est l’emploi. Je vous promets que je mettrai tout en œuvre pour redresser le groupe, mais ne nous arrimons pas à des dogmes. Pour moi, l’entreprise est un triptyque : le CLIENT, les SALARIES, les ACTIONNAIRES ».

Discours de Georges Plassat selon
L’union des syndicats Force-Ouvrière Carrefour
Ce matin 10 Mai, le Comité de Groupe s’est réuni, suite à la demande de la secrétaire Force Ouvrière, avec à l’ordre du jour :  Information sur la situation et les perspectives du Groupe, suivi d’un échange et débat avec Mr Georges Plassat (Directeur Général Délégué) et Noël Prioux (Directeur Exécutif France). Jacqueline Poitou, Secrétaire FO du Comité, a rappelé pourquoi elle avait demandé la tenue de cette réunion, notamment par rapport à l’inquiétude des salariés vis-à-vis de leur emploi et de leurs conditions de travail.

INTERVENTION DE GEORGES PLASSAT
Après s’être présenté, Mr Plassat nous a déclaré être revenu chez Carrefour depuis le 2 avril, avec pour objectif que l’entreprise retrouve une certaine vigueur sur le marché, mais il a déjà réalisé un constat en visitant de nombreux magasins en France et à l’étranger depuis plusieurs mois.

D’abord l’environnement
Nous sommes dans un univers très chahuté, pas seulement lié aux évolutions Françaises, mais aussi aux changements d’habitudes de consommation, en France et ailleurs. Après une période des années 60 à 2000, où la consommation a été très importante, les clients ont du faire des arbitrages sur leurs dépenses, notamment sur la santé et les loisirs. Une déflation est très probable, avec des pressions sur les volumes, comme c’est déjà le cas dans l’électronique, avec une chute importante de l’activité (Sony ou Nokia par exemple). De plus, une myriade de sociétés spécialisées dans le non alimentaire s’ouvrent partout en France (environ 3 millions de nouveaux m² chaque année). Il n’est pas étonnant que nous soyons cannibalisés par toutes ces enseignes. La situation dans les autres pays du monde n’est pas beaucoup plus réjouissante (Espagne, Italie, Grèce…), hormis peut-être en Amérique du Sud où la situation se maintient. Carrefour est un groupe qui réalise 90 milliards de CA. Tous les grands leaders mondiaux sont passés par des périodes très compliquées, que ce soit dans l’automobile, la banque, et aujourd’hui le commerce.

Son ressenti chez Carrefour
M. Plassat n’a pas « reconnu Carrefour », il a retrouvé une société « un peu hébétée ». c’est une entreprise qui donne la sensation de s’être refermée sur elle-même. Beaucoup de salariés souffrent… Toutes les transformations successives ont été mal vécues, et il faudra que l’on sorte de cet état, qui est préjudiciable à notre société. Les magasins ont vieilli et sont mal entretenus, Carrefour a perdu l’envie de magasins propres, lumineux, joyeux. Il paraît difficile de faire du commerce dans ces conditions. M. Plassat ne reconnaît pas non plus les méthodes de travail, mises en place au mépris des méthodes traditionnelles. Par contre, pour ce qui concerne les sièges, M. Plassat y a trouvé une amplitude des méthodes de contrôle, des contrôleurs de gestion ont été mis partout. Carrefour est devenue une entreprise qui se contrôle tout le temps, et qui au final perd le contrôle. Dans son constat, on retrouve également les problèmes informatiques majeurs, pour la plupart provenant de la fusion entre Carrefour et Promodes, qui ont généré des problèmes d’approvisionnement, et ont coûté extrêmement cher au groupe. L’image prix s’est dégradée, et pas toujours à juste raison ; et l’environnement concurrentiel en a profité. Le groupe est resté un peu inerte face à tous ces mouvements. En termes d’indice, ils se sont améliorés depuis 4 ou 5 mois, de façon constante. Mais il faut être réaliste, on ne peut pas avoir tout le temps : les prix de Leclerc, le choix d’Auchan, la qualité de Fauchon, la proxi de super U… Pour l’instant, le système a bien résisté mais il ne faut pas continuer ainsi, si on veut s’en sortir. Il est frappant de voir comment le groupe est touché au plan psychologique, avec des gens usés, fatigués… Mais il faut bien regarder les choses en face, Le groupe malade dans sa tête, et moins dans la réalité.

Les points à améliorer
Carrefour ne peut pas être homogène, ni en taille, ni en assortiment… nous devons adapter le commerce à chaque catégorie. Sur les hypers, nous avons séparé en 3 formats qui sont travaillés ; Pour les grands, il faut trouver une solution, il faut professionnaliser par rapport aux boîtes spécialisées qui ont acquis une puissance d’achat et une image. Les centraux, eux, représentent une force pour la société. Quant aux petits, il faut leur donner une puissance alimentaire réelle. Culture plus joyeuse, qui génère de l’attraction. On a eu jusqu’à 18% de ruptures dans les magasins. Il faut redresser progressivement. Quant à la structure administrative, des coûts de siège incompatibles avec la notion de compétitivité, qui va être la nôtre. Les coûts de structure ont doublé en termes d’effectif. Les frais généraux représentent deux fois ceux de Leclerc ou Intermarché, comme on a peu investi ces dernières années, nous avons beaucoup de frais d’entretien. Le dernier point qui me frappe, j’entends parler de stratégie, de marketing, de politique, mais jamais de métier… Carrefour n’est pas une marque, c’est une enseigne, les précédents dirigeants ont confondu la marque et l’enseigne. Frais généraux : on a deux fois l’indice de coût que Leclerc ou Intermarché, comme on a peu investi, beaucoup de frais d’entretien.

QUESTIONS DE FORCE
OUVRIÈRE
André Denis Terzo, représentant syndical FO, lit une déclaration et pose une partie des questions préparées par les élus FO : Nous attendons des réponses sur les points suivants :
Quelle sera cette stratégie sur l’emploi société par société ?
Réponse : Il n’est pas envisagé de suppression d’emplois dans les magasins. Il faudra faire des arbitrages pour s’adapter, mais nous avons besoin de tout le monde. Nous devons également utiliser l’expérience et l’ancienneté pour redynamiser notre entreprise. Par contre, dans les sièges, il y a trop de monde. Le coût est trop important pour la France. Le résultat, c’est que les gens qu’on a perdu en route étaient des gens utiles. Ça a foutu en l’air les systèmes d’approvisionnement. Pour compenser le savoir-faire, on a mis des gens qui n’ont pas le savoir-faire, et qui contrôle tout. Pour exemple, on emploie 450 contrôleurs de gestion !
Qu’en est-il de l’avenir des 92 hypermarchés déclarés « en souffrance », et qui auraient un an pour redresser la situation ?
La déléguée FO du magasin de Limoges Boisseuil a expliqué comment dans son hypermarchés, on a échangé les caddies en bon état contre de vieux caddies qu’il a fallu réparer pour un coût important, et comment les écrans tactiles pour les caisses restent en réserve en attendant de repartir vers un autre magasin « en meilleure santé ». M. Prioux prend note de ces explications, et se rendra au magasin de Boisseuil pour se rendre compte de la situation. Pas de réponse générale sur ces magasins « en souffrance ».
Qu’en est-il de l’avenir des secteurs EPCS et du non alimentaire ?
Toutes les entreprises sont en difficultés, y compris les experts et les spécialistes. L’assortiment s’est banalisé. L’accès internet permet d’accéder à toutes les explications techniques. Le matériel est livré et installé à domicile. A quelles conditions peut-on retrouver du trafic sur l’EPCS ; Il va y avoir une guerre entre producteurs et distributeurs sur leur propre marque. Il va falloir trouver des solutions adaptées et cibler plus sur des produits de grande consommation. En tout cas, ce qui est sûr c’est que chaque fois que l’on veut réduire les surfaces de vente en magasin, cela est très coûteux. Je n’ai pas encore la solution, mais je ne crois pas que la fermeture des rayons soit la solution. Sur le secteur Bazar, on a énormément de choses à faire. Il faut le professionnaliser, peut être en passant par une fragmentation plus grande des achats, ne plus offrir les produits en lots mais plus à l’unité. Sachons gérer les stocks. Nous avons aujourd’hui des surstock, il faut arrêter de faire des promotions comme des ânes en non al. Il vaut mieux manquer de produits que d’en avoir trop.
Qu’en est-il de Massy 2014 ?
Le déménagement a été une vraie catastrophe. Aucune économie. Le coût des sièges est trop lourd, pour une efficacité relative. On ne peut pas prétendre avoir des prix, et en même temps des coûts beaucoup plus importants que la concurrence. Mais maintenant le coup est parti, et on ne peut pas revenir en arrière.
Qu’en est-il de l’avenir de la logistique intégrée ?
Pas de réponse
Qu’en est-il de l’avenir des sociétés CARCOOP et SOGARA ?
Réponse : Pour Sogara, il ne faut pas se précipiter à tout intégrer trop rapidement, Pour Carcoop : une décision de justice a été rendue, Carrefour a perdu en appel, et va appliquer cette décision. Il faut séparer le parc des magasins en deux, 3 magasins pour Carrefour et 3 magasins pour le partenaire.
Quelle sera la stratégie de franchise société par société ?Réponse : Pas du tout à l’ordre du jour. Une branche qui le fait bien c’est la proximité. Le groupe n’a pas une orientation privilégiée pour la franchise.
En conclusion
Je vous ai expliqué mon constat, il faudra faire des arbitrages. Par exemple, pour remettre un hyper en état, il faut environ 2,5 millions. Aujourd’hui, on a refait environ une trentaine de magasins qui sont potables. Et encore, on a souvent pas refait les parkings… il faut le faire convenablement. Réduisons nos ruptures, vendons des produits frais qui soient frais ; avec des prix attractifs ; arrêtons les pertes importantes dans le frais. La pub représente aussi un coût très important, environ 450 millions d’€uros, qu’il serait plus utile d’investir dans les magasins. M. Plassat souhaite que la France retrouve son indépendance par rapport aux sièges, qui pèsent trop lourd. Il préfère qu’on embauche des professionnels, plutôt que de payer la pub à la télé d’un chauve qui utilise un sèche-cheveux à 9 €uros. Il souhaite réinvestir dans le professionnalisme. Il a bien noté nos inquiétudes sur les emplois, et est conscient de ne pas avoir apporté des réponses à toutes nos questions. M. Plassat a trouvé que les représentants du personnel étaient des gens « normaux », sans agressivité et sans amertume, ou avec un peu d’amertume de ne pas avoir toujours été écoutés. Il souhaite que nous partagions les sujets ensemble, pour le bien de la société, dans le respect des personnes, sans s’accrocher à des dogmes qui ne pourront plus nous servir.

Discours de Georges Plassat selon la CFDT Carrefour Market
La réunion a commencé à 8h30 comme d’habitude par un tour de table.
M. Plassat se présente en dernier en rappelant son parcours professionnel.
Ensuite, il engage un monologue d’une heure afin de donner son avis sur la situation actuelle du Groupe. Il dit franchement ce qu’il pense de ce Groupe « malade dans la tête ».
GP : « – C’est devenu une société hébétée et je ne la reconnais pas. Elle s’est refermée sur elle-même.
– On a trop de problèmes informatiques majeurs.
– Les magasins CARREFOUR sont vieillissants (30 magasins seulement sur 200 ont été remodelés).
– Le groupe s’auto-contrôle de trop.  Exemple : plus de 450 contrôleurs de gestion rien que pour la France (c’est coûteux).
– Les dirigeants de CARREFOUR emploient trop de mots anglais. Il faut revenir au français afin d’être compris de tous.
– CARREFOUR a été victime lors des dernières années d’une incompétence des hauts dirigeants. Nous ne réagissions plus comme des commerçants mais comme des industriels qui font du business.
– Les frais généraux sont à aujourd’hui supérieurs de 2% à la concurrence. Il faut réduire cela.
– Les magasins ont trop de stock et de casse. C’est normal de tomber en rupture d’un produit frais en fin de journée. On doit redevenir de vrai commerçant et remettre dans le langage CARREFOUR la valorisation du METIER.
– Il faut refaire du commerce en remettant en place l’apprentissage.
Tous ces moyens financiers pour faire ces changements, il faut les trouver sans dépenser plus.
Il faut revoir nos postes de dépenses. 450 millions d’euros rien que pour la pub c’est absurde et c’est beaucoup trop. »
D’après lui, c’est quelques temps après la fusion de CARREFOUR PROMODES que la situation a commencé à se dégrader. Dès 1995, les actionnaires ont voulu « mettre le paquet » sur l’international (plus de 30 pays). Cela a augmenté l’endettement et réduit le CASH FLOW.
Les clients ont changé leur façon de consommer et il faut s’y adapter.
Il ne veut parler ni de perte d’emploi, ni d’objectif de développement de la franchise. A aujourd’hui, cela n’est pas à l’ordre du jour.
Il dit vouloir travailler avec les partenaires sociaux !!!
Bilan : Nous n’avons donc pas vraiment eu de réponse concrète à nos questions. La rencontre était trop brève, beaucoup de sujets n’ont pas été abordé. Cela donne l’impression qu’il va commencer par « faire le ménage » dans les sièges. Comme d’habitude, beaucoup de bonnes intentions dans les paroles mais derrière cela, avec la pression des actionnaires, cela sera-t-il mis en place !

reunion georges plassat syndicat 10 mai 2012De g. à d. : Isabelle Calvez – DRH,Georges Plassat – futur PDG,Noël Prioux – Directeur Exécutif Carrefour Franceface aux syndicats le 10 mai 2012 (photo FO).

Réaction de la presse
Un article a été rédigé par Antoine Boudet , du journal Les Echos, à ce sujet… reprenant les informations que nous avions mis en avant.

carrefour georges plassat antoine boudet 14 mai 2012

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39 Commentaires

  1. Pénélope12/05/2012 at 22:04

    Merci pour cette confrontation de comptes-rendus qui, dans les grandes lignes, restituent la même chose.
    Que de vérités !
    Je bosse pas loin du contrôleur de gestion n°1 de ma direction, qui envoie ses reporting, TB et autres éléments à d’autres contrôleurs de gestion n°2 chargés de les faire suivre encore à des cdg n°3 niveau ++ … et les n°2 passent leur temps à rappeler n°1 pour demander des explications à donner à n°3 … et n°1 devient fou.
    Et le bon sens du déménagement sur Massy a effectivement échappé à tout le monde.

  2. Le Loup12/05/2012 at 22:08Auteur

    Georges Plassat sera-t-il un PDG « normal » finalement… ;-)

  3. DARPHIN13/05/2012 at 07:09

    Ayant 25 ans de Carrefour, je trouve beaucoup de propos réalistes de la part de Georges Plassat. Actuellement, je ne reconnais pas Carrefour. Trop d’intervenants, plus de réactivité et plus le quart d’heure d’avance qui a fait la force du groupe…

  4. Le Loup13/05/2012 at 07:10Auteur

    Le 1/4 d’heure d’avance, cela voulait dire prendre aussi des risques…

  5. Sniper13/05/2012 at 07:17

    Qu’appelle-t-on normalité ? Il y a juste des pratiques à respecter quand on est pas encore nommé patron de l’entreprise et que l’on la dirige.

  6. Le Loup13/05/2012 at 07:25Auteur

    C’était une remarque d’actualité politique…

  7. GUICHARD13/05/2012 at 07:31

    Analyse très réaliste ! Le retour aux métiers, il était temps !
    La mission d’un magasin reste quand même de faire du commerce, ce que les gens du siège ont du oublier, ou ne connaisse tout simplement pas !
    Moi non plus, ce n’est pas le Carrefour que j’ai connu.

  8. Sniper13/05/2012 at 07:38

    C’est bien pour cela que je ne fais pas de politique mais de la stratégie.

  9. Le Loup13/05/2012 at 07:40Auteur

    Vous avez peut-être même connu Etienne Thil entre 1990 et 1996…

  10. Le Loup13/05/2012 at 07:41Auteur

    Revoir les fondateurs à ce sujet, c’est lié… mais il ne faut pas le dire ;-)

  11. Sniper13/05/2012 at 07:52

    Merci Loulou de remettre en perspective les propos et d’ajouter la touche de cohérence dans l’histoire de l’entreprise. On va gagner ! Le seul point c’est quand ?

  12. Le Loup13/05/2012 at 07:57Auteur

    Luc 1,17
    « Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Élie, pour ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la prudence des justes, préparant au Seigneur un peuple bien disposé. »

    Luc 11,44
    « Malheur à vous, qui êtes comme les tombeaux que rien ne signale et sur lesquels on marche sans le savoir ! »

    Luc 14,31
    « Ou encore quel est le roi qui, partant faire la guerre à un autre roi, ne commencera par s’asseoir pour examiner s’il est capable, avec dix mille hommes, de se porter à la rencontre de celui qui marche contre lui avec vingt mille ?

  13. Sniper13/05/2012 at 08:11

    Guichard, il ne faut pas confondre le combat est contre la concurrence et pas entre siège et exploite. Il n’y a pas que des fonctionnels dans un siège. Aujourd’hui, mon problème est de savoir ce que je vais faire à manger ce midi ? Comme quoi y a aussi des choses simples et pragmatiques à régler tous les jours !

  14. Sniper13/05/2012 at 08:43

    Pour resté dans le culinaire !
    Les hommes dans l’entreprise c’est comme une vinaigrette que tu montes et que tu mets au frigo. Le lendemain tu peux la remonter mais il faut parfois ajouter de nouveau de la moutarde (ou autrement dit des hommes de bonnes volontés).
    Source moi même :-)

  15. L'étranger13/05/2012 at 14:00

    Que du bonheur de lire ces phrases censées qui me rappelle finalement ce qu’il se passait dans le temps . « Carrefour est fondé sur les hommes » et pas sur les procédures . De procédures bien sur ils en faut, pourvu qu’elles soient simples et compréhensibles. Je ne suis plus dans le circuit, mais les 33 années passées dans l’entreprise sont gravées à jamais. Bonne chance à vous tous.

  16. Mr SAUVAGE13/05/2012 at 14:59

    Message à l’attention de M. Plassat
    Je me permets de vous écrire cette simple lettre sur ce site spécialisé, en souhaitant que le message puisse vous parvenir.

    Monsieur le Directeur Général,

    Travaillant au magasin Carrefour à Cahors aux niveaux ELS 3b au rayon des liquides, et depuis le rachat de la Guyenne et Gascogne, nous n’avons aucune nouvelles du Groupe Carrefour France à ce jour.
    Le magasin de Cahors fait 3500 m², et comme les concurrents se développent plus rapidement que nous et se modernisent plus rapidement que nous, il y a un risque évident pour notre magasin !
    Ce magasin a mal vieilli. Au niveau des méthodes de travail, je ne reconnais plus les méthodes de travail, je ne reconnais plus non plus les méthodes de Carrefour France ni pour qui je travail. S’agit-il de Guyenne et Gascogne ou Carrefour France. Même les clients sont perdus !
    Je suis un ancien de Carrefour France hypermarché SAS de Rosny sous Bois.
    Les personnels de Cahors attendent avec un peu d’impatience que le rachat de la Guyenne et Gascogne se finalise le plus vite possible par le Groupe Carrefour France.
    A ce jour, la GG et les personnels n’ont pas encore la culture de travail du Groupe Carrefour France et les personnels attendent que les formations se mettent en route au plus vite car tout le monde a à gagner avec les nouvelles méthodes.
    Et que le magasin s’agrandisse au plus vite serait sans doute une bonne chose face aux concurrents qui ont pris un train d’avance.
    Toutefois, c’est le seul hypermarché Carrefour sur 100 km autour de Cahors ! Et il y a une très belle clientèle sur cette ville.
    Les concurrents le comprennent bien…
    Depuis le rachat nous sommes sans nouvelle du Groupe Carrefour, bonnes ou mauvaises, ce qui laisse la place à des rumeurs comme quoi ce ne serait finalement pas le Groupe Carrefour France qui rachèterait le GG… J’ose espérer que c’est pas sérieux !
    Sur le plan social aussi, et depuis longtemps chez carrefour, je n’entends plus parler de métier !!!
    Cela va de l’ELS jusqu’aux CADRES. Il n’y a malheureusement plus l’esprit d’équipes ni l’esprit cCarrefour depuis bien longtemps !
    Et comme il y a des gens comme moi qui aiment cette société, ses métiers comme à la Guyenne et Gascogne, nous sommes en espérance.
    C’est vrai qu’il faut mettre en place un système de ressource emploi, réaffecter des moyens là où il faut.
    Et comme vous l’avez évoqué Monsieur Plassat, permettez-moi aussi d’être un peu sévère, mais l’équipe dirigeante précédente était effectivement incompétente en matière de grande distribution !
    Elle se croyait chez Nestlé avec ses méthodes industrielles !
    La concurrence la bien compris et ici, à Cahors, cela leur a permit de nous devancer. Avant on connaissait le quart heure d’avance, maintenant c’est moins le quart et dans toute la région du sud-ouest.

    Espérant une réponse de votre part à propos de notre avenir,
    Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes salutations distinguées.
    M. Olivier Sauvage

  17. Le Loup13/05/2012 at 15:00Auteur

    Selon http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/guyenne-et-gascogne-acompte-sur-dividende-204676
    Le directoire de Guyenne et Gascogne a décidé le 11 mai le versement d’un acompte sur dividende de sept euros au titre de l’exercice 2011.
    Cet acompte sera mis en paiement le 18 mai, étant précisé que la date de détachement du dividende interviendra le 15 mai.
    L’Autorité de la Concurrence a par ailleurs annoncé le 9 mai son autorisation dans le cadre de la prise de contrôle de Guyenne et Gascogne par Carrefour, levant ainsi l’une des deux conditions suspensives prévues dans le projet d’offre publique d’achat du distributeur sur les actions de son franchisé, assortie à titre subsidiaire d’une offre publique d’échange.
    L’Autorité des marchés financiers a fixé au 30 mai 2012 la date de clôture de l’offre publique.

  18. victor13/05/2012 at 15:56

    Moi, après 15 ans au sein du groupe Carrefour, je pense que les causes sont conjoncturelles systémiques mais le plus souvent stratégiques et politiques et que l’analyse de M. Plassat est belle et bien réaliste. Carrefour est un colosse au pied d’argile qui a souvent péché par orgueil. Ce dernier ne demande qu’a être rénové, redevenir cette formidable machine de guerre qu’il fut jadis. J’ai toujours cru que ce dernier en avait non seulement les moyens mais maintenant il nous en faut le moral et l’ambition… Pour ma part, je ne cesserai jamais d’y croire sans dogmes ni démagogie ni même chauvinisme. Je pense simplement que les hommes et les femmes qui composent cette entité en sont la véritable force et avec une bonne politique et de bonnes stratégies on pourra restaurer tout son poids commercial au groupe et tout le monde pourra en retirer fierté et jouissance. Bonne chance à M. Plassat. Ayons confiance en l’avenir et reprenons notre destin en main.

  19. dramatisation13/05/2012 at 19:13

    @Sniper : la vinaigrette, c’est seulement du vinaigre auquel on ajoute de l’huile pour adoucir et du sel pour lier le tout. La moutarde c’est en plus. Par contre, bravo pour le lien entre la moutarde et les hommes de bonne volonté, lien que je devine se situer entre le rappel des anciens et le métier, et le métier de la moutarde à l’ancienne.

  20. Pénélope13/05/2012 at 19:14

    Et même s’il y a une partie de fonctionnel au siège où est le problème ? Un groupe tel que le nôtre ne peut pas travailler et être efficace qu’avec des opérationnels. Il faut des stratégies globales, des lignes directrices, des perspectives communes, et elles ne peuvent se prendre qu’avec un peu de hauteur, sans avoir la tête dans le guidon. Maintenant, il faut que ces décisions soient prises par des hommes/femmes du métier avec une bonne vision du commerce et des tendances actuelles. Des professionnels.
    Les équipes siège souffrent aussi du chaos organisationnel, des incohérences des systèmes, de la dé-responsabilisation de certains.
    Soyons et restons solidaires (ce n’était pas l’une de nos valeurs ?).
    Il n’y a pas toute l’intelligence en magasins et tous les crétins au siège. Ca se saurait.

  21. alexandre bonilla perez14/05/2012 at 06:00

    Bonjour,
    Je travail sur le magasin de Carrefour Rambouillet, au poste de vendeur électroménager, je fais un constat simple nous avons perdu beaucoup de clients qui ne supportent plus de ne pas trouver les produits catalogues disponibles (catalogue qui commence, le magasin a reçu 4 pièces, alors que l’offre est alléchante) ou rien, le manque de personnel pour les guidés dans leur choix et surtout l’attente en rayon ou en caisse.
    Notre assortiment côté EPCS souffre de ne pas avoir les nouveautés rapidement ou encore les même références que les spécialistes. Les prix internet de notre propre enseigne concurrence les magasins, car les clients se connecte d’abord sur le site de Carrefour pour voir la gamme que l’on propose et très souvent trouvent 20 à 50% moins chère quand magasin. A quand un accès au produits du site pour la vente en magasin ?
    Nous sommes pourtant une équipe dynamique et largement aussi compétente que toutes autres enseignes spécialisées, nous avons en moyenne des vendeurs avec 10 ans de métiers et le savoir qui l’accompagne.
    Je trouve que cette gestion est industrielle et il est sûrement déjà trop tard pour remonter la barre, alors que pour mon magasin nous avons tout ce qu’il faut, une bonne équipe de vendeurs et de direction EPCS, un beau magasin mais pas assez de clients, alors l’arrivée de M. Plassat ne me motive pas plus car même si son constat est déjà plus réaliste que les anciens dirigeants, ils y a une chose qui ne change pas c’est les promesses qu’ils nous ont fais et qui nous ont toujours coûté chères, car eux de toutes façon resteront riche grâce au contrat de Carrefour qui leur offre une retraite chapeau, même s’ils échouent dans le redressement de Carrefour.
    Et pourtant les seuls qui font leur deuil âpres chaque échec c’est nous ceux qui restons.
    A bon entendeur.

  22. Sniper14/05/2012 at 06:20

    Pénélope, tu as raison l’enfer ce n’est pas les autres. C’est pour cela que je ne polémique pas et que je reste dans la construction. Nous cherchons tous à redynamiser l’entreprise donc c’est en route. Quand je vois les derniers commentaires cela fait plaisir. Je crois en la mixité culturelle, mais à condition de ne pas perdre l’ADN de l’entreprise.

  23. Sniper14/05/2012 at 06:49

    Alexandre, je comprends ton désapointement. Nous n’avons pas encore de signaux forts qui pourraient te faire changer d’avis. Il est trop tôt pour les avoir. Quand je vois les réactions soit nous sommes sur la bonne voie soit il faut vendre. Je suis plus partisan de la bonne voie.

  24. l heritier14/05/2012 at 08:21

    Quelle justesse de vue dans ce constat simple ! et non simpliste !
    Carrefour va être tout simplement mis en mode « restart » et non « reset » ! Il y a pas beaucoup de différence de lettre, voir a priori de signification pour certains ! mais c’est un symbole qui résume bien la différence de vue entre un épicier et un financier !
    De la logique simple et non coûteuse, du bon sens ! bref notre vrai métier !
    Quel plaisir d’entendre cet homme !
    Quand on voit des footballeurs payés 3,6 millions d’euros que certains enfants idolâtres benoîtement un mec comme ça il faut le payer 360 millions… et montrer à nos enfants un exemple de garçon qui a réussi, son père ou son grand père étaient gendarmes ! ça c’est un exemple à suivre !

  25. Pénélope14/05/2012 at 09:47

    Sniper, je sais que tu ne polémiques pas et qu’il s’agit juste de discussions… passionnées ! Qui pourrait nous le reprocher ?
    Oui, ce que je lis ici, c’est que tout le monde est de nouveau prêt à y croire (si, si) et se raccroche comme un noyé à ce porteur d’espoir qu’est Georges Plassat.
    Que la force soit avec lui.

  26. Sniper15/05/2012 at 06:25

    Lorsque tu veux sauver un noyé il faut avoir une bouée. Si tu n’as pas de bouée tu le laisses couler sinon c’est toi qui servira de bouée et tu te feras noyer. Dans le cas présent, c’est une lettre blanche avec un financement possible pour prendre des décisions qui ont un coût. Il suffit de demander les provisions au control de gestion !

  27. sifou15/05/2012 at 23:24

    Bonjour à tous.
    Je vais mettre mon grain de sel et faire retomber les excitations et optimismes d’élection.
    Quel beau discours, quelle clairvoyance, quelle vision éclairée des problématiques que nous tous, pauvres anonymes, avons décelés et alertés depuis longtemps : en vain d’ailleur.
    Ne vous y trompez pas cependant, notre PDG est un cost killer, il va commencer par ce qui se voit le plus, les contrôleurs de gestions, puis viendrons les vendeurs téléphonie dans les petits formats, puis les vendeurs EPCS, puis les doublons et triplons au siège, etc.
    Sa vision de la distribution actuelle est excellente mais pragmatique.
    Cela veut dire des décisions implacables et froides pour trouver les solutions en vu du changement tant espéré…
    Vous savez tous qu’a la clé il y a la réussite ou le déclin d’un bel outils francais.
    La « faim » justifie les moyens.

  28. Sniper16/05/2012 at 06:20

    Tu as raison et tord à la fois. Raison sur les moyens employés, même si le sujet de ‘quoi’ ou ‘qui’ n’est pas très claire pour le moment, mais tord le plan de cost killer unique. Je crois qu’il n’y a pas des cibles mais une logique. On est en dans le changement et pour moi c’est positif, car nous n’avons pas le choix. Je crois que le plus intelligent est la réafectation des moyens aux endroits necessaires. Nous n’avons pas des dirigeants à plan unique, si c’était le cas des décisions seraient déjà tombées de façon abrupte. Ce n’est pas de l’exitation mais de la satisfaction de l’action.

  29. Pénélope16/05/2012 at 08:30

    Sifou, je crois que tout le monde l’avait bien compris.
    Mais je crois aussi qu’il faut savoir réagir quelles qu’en soient les conséquences.
    L’EPCS aujourd’hui, ça se passe beaucoup sur le web. Il faut se développer et être compétitif sur ce réseau et réadapter l’offre magasin.
    On ne peut pas passer à côté des évolutions et des nouvelles tendances de consommation. Quand on voit FREE et SFR. La force de FREE est d’avoir 0 boutique et des coûts de fonctionnement allégés. Ils ont pu proposer une offre défiant toute concurrence (quoi qu’on dise). SFR a moult boutiques en France et réfléchit à une « réorganisation » (fermeture) de boutiques pour se recentrer sur les profits. Le boss de SFR vient d’être remercié, c’est un signe.
    C’est salvateur de savoir se remettre en questions en fonction du marché.

  30. patissier16/05/2012 at 10:51

    Plassat ce grand fermeur de boites! Apres Casino, Bata, Mark&Spencer le voilou à Carrefour… Bon courage les ptits loups de chez carrefour. Mais si j’etais vous j’éviterai de dialoguer avec cette « personne ». Elle ne pense qu’à ses intérêts propres même pas aux intérêts de la boite. Pour moi ce type est la résurgence du neuneu sovieto-capitaliste des années 80 (ça ne supporte jamais un avis différent du sien).

  31. dramatisation16/05/2012 at 21:57

    On dirait que vous êtes en train d’écrire le nouveau nouveau testament.

  32. Le Loup17/05/2012 at 04:55Auteur

    Pas besoin de l’écrire, c’est déjà fait… ;-)

  33. sifou17/05/2012 at 08:46

    Penelope, je vais me faire l’avocat du diable :
    heureusement pour toi que tu ne travailles ni à la TELEPHONIE, ni à l’EPCS, ni chez SFR d’ailleurs, parce que sinon, de manière pragmatique et implacable : »t’es virée ». Bon évidemment si j’étais le patron, très certainement que je réagirai de la sorte, mais ce n’est pas le cas.

  34. dalou17/05/2012 at 13:40

    Rien ne m’étonne aujourd’hui, collaborateur depuis 24 ans tout d’abord sous l’enseigne appartenant à Promodès puis suite à un rachat dans le groupe Carrefour j’ai pu constater durant toutes ces années que les mutations et les changements ont fait couler beaucoup d’encre ce qui a entraîner bien sur la perte de vitesse que l’on connait actuellement de Carrefour. Ces changements structurels continus dans leur politique commercial et gestionnaire ont été préjudiciables. Les salariés ont eu beaucoup de mal à s’adapter car ils ne se reconnaissaient plus dans les valeurs portés par l’enseigne. La majorité de nos dirigeants en place fustige la notion de commerce. Bien sûr, n’étant plus des hommes de terrain, ils ne sont plus en mesure de côtoyer la réalité. Leur attention est d’avantage portée sur les profits au détriments des valeurs humaines sachant que la valeur de travail les compétences et le dévouement de ses équipes au sein de nos magasins rappelons le représentent la force de travail et la réussite de notre enseigne.

  35. sifou17/05/2012 at 22:07

    un peu de positive attitude
    tres certainement que les equipes se verrons proposer des réaffectations vers l’alimentaire.c’est la possibilité la plus intelligente pour pouvoir repereniser l’entreprise.
    ce qui me fait rager c’est qu’a terme, le secteur non alimentaire va fondre comme neige au soleil,et qu’en enlevant du personnel on ne lui laissera aucune chance pour reprendre des PDM. je reste persuadé qu’il y a des niches de CA a exploiter au non al. pour exemple il suffirait que nous soyons correctement livré pour progresser, ou que l’on dispose des bonnes quantités quand les ventes sont bonnes…mais c’est une vision qui n’est pas partagée semble t’il par nos dirigeants.
    l’alimentaire est a juste titre le coeur du métier depuis toujours, mais le non al ne lui sert il que de faire valoir? je ne le crois pas.

  36. Pénélope18/05/2012 at 08:06

    Sifou, je vais te rassurer. Je suis sur un poste et dans un secteur où effectivement on risque de me dire « aurevoir et merci » de façon quasi certaine.
    Alors je ne parle pas dans le vent, je suis tout à fait consciente de la situation et ce que je prône pour les autres, je le prône aussi pour moi, je suis très lucide sur la suite des évènements. Mais je persiste à croire et à dire que s’il y a quelque chose à faire, eh bien il faut le faire.
    Et puis … il y a une vie après Carrefour !

  37. sifou18/05/2012 at 12:41

    penelope, je suis d’accord avec toi, et je suis egalement sur le depart pour tourner la page carrefourienne apres plus de 20 ans d’enseigne. je vais devenir un « enfoiré » de patron a mon tour :)
    je pense quand meme qu’apres tant d’années d’abnegation et de fierté d’avoir travailler a carrefour, j’ai le droit d’avoir de l’amertume sur les conneries faites sur notre dos.
    et je te confirme qu’il y a bien une vie apres carrefour et bien plus humaniste…

  38. Tex31/05/2012 at 23:36

    Cela fait maintenant 30 ans que je travaille chez Carrefour, le constat à aujourd’hui est comme à chaque fois que l’on change de PDG on y croit ! Si si c’est vrai ! Mais depuis que les fondateurs ont quitté le navire, tous ceux qui sont arrivés avec leurs belles paroles, leurs solutions extraordinaires ! Leurs nouvelles valeurs, etc, etc, j’ai appris à rester prudent ! Car on voit encore une fois le résultat. On peut constater que les salaires ont pris une baisse légendaire en 10 ans, les primes sur résultat calculées sur des indices « non atteignable, imposés par les dirigeants » sont divisées par 3 voire par 4 depuis les années 2000 ! Ou est passé le « contribution = rétribution ! Je ne parle pas des actions places au fil des années et qui ont FONDU !! Alors force de ces expériences passées je ne dirai qu’une chose « regardons d’abord ! Avant de croire aux paroles de G Plassat.
    Y en a un qui vient pendant 3 ans de DÉSENCHANTER nos clients et nos salariés de carrefour !
    À bon entendeur… Ne vous réjouissez pas trop vite ! La désillusion sera moins dure.

  39. Durand daniel22/10/2012 at 14:12

    J’ai connu G. PLASSAT chez Casino. Son constat à son arrivée est identique à celui qu’il fait pour CARREFOUR. Si l’actionnaire le laisse faire et si les vieux CARREFOUR le suivent il réussira.
    C’est avant tout un commerçant.

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Yves Soulabail Yves Soulabail est conseil en retail et formateur. Membre de l’Association Etienne Thil, secrétaire général de l’Association pour l’Histoire du Commerce, il sauvegarde les archives du secteur et perpétue les enseignements de Bernardo Trujillo.
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